Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Je souhaitais avoir des précisions sur le dossier de Lesquivit. Nous partageons tous ici le même constat : la création de logements est une priorité absolue pour notre commune où il est difficile de se loger, encore plus pour les personnes aux revenus modestes. Le projet de Lesquivit, qui prévoit la création de 26 logements, répartis entre 14 lots individuels d’environ 350 m² et un îlot collectif sur une surface de 1,05 hectare répond donc à un réel besoin.
Néanmoins, l’on manque de visibilité sur ce chantier important et sur la façon dont il va s’intégrer dans le schéma urbain actuel. Quel plan d’aménagement global est prévu sur le secteur ? Comme l’avait déjà évoqué Rémy Jézéquel, ancien élu d’Ensemble pour Plougastel, lors du conseil de décembre dernier, une étude urbaine et paysagère d’envergure sur un périmètre de 25 hectares, devait être finalisée en 2025. Quelles sont les conclusions et recommandations de cette étude ?
La ville vient par ailleurs d’acquérir une propriété rue François Guivarch , acquisition sur laquelle nous sommes amener à nous prononcer aujourd’hui, en vue d’y bâtir possiblement un accès vers le secteur de Lesquivit. Les schémas de desserte semblant se préciser, il nous paraît intéressant d’avoir une présentation du plan d’aménagement global du secteur. Serait-il possible d’y avoir accès en commission d’urbanisme par exemple ?
Un deuxième point m’interpelle sur ce même chantier : son impact environnemental et les solutions à mettre en œuvre pour le minimiser. Il faut rappeler que ce secteur de Lesquivit n’est pas qu’une réserve foncière ; c’est une zone bocagère authentique, ceinte de talus et de haies denses qui marquent l’identité paysagère de Plougastel. Urbaniser une telle zone suppose donc de prendre ces aspects en compte.
La préfecture de Région a d’ailleurs décidé qu’une étude d’impact devait être menée, décision confirmée en octobre dernier après le rejet du recours que vous aviez déposé. Dans son avis, l’autorité environnementale souligne la richesse écologique du site : ses haies, ses prairies et son rôle de corridor pour la biodiversité locale. Elle s’inquiète notamment de l’« effet d’étranglement » que le projet pourrait provoquer sur la circulation de la faune au sud-est du secteur.
L’État suggère de renforcer les mesures de préservation des arbres — jugeant le recul actuel de 5 mètres insuffisant pour leur survie — et de maintenir la fonctionnalité des corridors écologiques. Il ne s’agit pas de voir cette étude d’impact comme un frein, mais plutôt comme une opportunité de concevoir un quartier exemplaire, parfaitement intégré à la trame bocagère.
J’aurai donc deux questions :
1. Sur le calendrier : Suite au rejet du recours en octobre dernier, à quel moment prévoyezvous le lancement de cette étude d’impact et comment sera-t-elle intégrée au calendrier des travaux ? Cela aura-t-il des conséquences sur la date de début du chantier ?
2. Sur la conception : Quelles adaptations envisagez-vous pour répondre aux recommandations de l’État ? Allez-vous modifier le plan de masse pour garantir la survie des haies existantes et le maintien des passages pour la faune, notamment au sud-est ?
Nous sommes convaincus que la réussite de ce futur quartier de Lesquivit repose sur cet équilibre entre développement urbain nécessaire et respect de notre cadre de vie bocager. Nous l’avons dit lors du tout premier conseil d’installation, nous voulons être une minorité constructive qui œuvre à la réalisation de projets de qualité pour la commune. Sachez donc que nous avons beaucoup travaillé au sein de notre équipe sur les problématiques de logements et d’environnement et que nous serions ravis de pouvoir être associé à une réflexion sur l’avenir du projet de Lesquivit. Je vous remercie de votre écoute.

